Les paradoxes de l'environnement

01 Diciembre 1993
Article

This contribution to a colloquium on the environment in which most of the participants were "pure" scientists was published under the title "Pour un changement rapide et radical"; a radical and rapid change for which we are still waiting four years later. Les Paradoxes de l'Environnement: Responsabilité des Scientifiques, pouvoir des Citoyens, Albin Michel [Coll. Idées], 1994.


Le texte introductif à cette partie du Colloque sur 'Les Paradoxes de l'Environnement' pose aux deux intervenants la question suivante: 'Peut-on concevoir de produire des biens matériels grâce à un mode industriel qui respecterait l'environnement?' Puisque 'paradoxe' est l'un des maîtres mots de cette rencontre, permettez-moi de renverser aussitôt la question et de demander si l'on peut concevoir de ne pas produire des biens matériels grâce à un mode industriel qui respecterait l'environnement.

Car si l'on ne concoit pas vite ce nouveau mode industriel, notre système actuel portera irrémédiablement atteinte à la planète et à ses habitants. En énoncant certains faits l'on s'expose - surtout en France - à se faire traiter d'anti-scientifique, d'alarmiste ou plus récemment, d'intégriste; alors même que ces réalités sont admises par la très grande majorité de la communauté scientifique où l'unanimité est aussi difficile à obtenir que dans d'autres secteurs de la société. Faut-il attendre l'unanimité avant d'agir, quand le prix d'un tel consensus peut être une détérioration définitive et irréversible de l'environnement et du bien-être humain? Plus intelligent, me semble-t-il, serait d'appliquer le principe de précaution. Je soutiendrai que nous pouvons et devons commencer immédiatement la transition vers un autre modèle industriel, que le coût de cette transition serait non seulement abordable mais profitable pour tous - pour l'environnement, certes, mais aussi pour la santé et pour l'emploi et qu'il créerait des bénéfices pour la société dans son ensemble, y compris pour l'industrie.

Mais d'abord, permettez-moi de citer quelques-uns des faits qui devraient nous convaincre qu'un changement rapide et radical s'impose.

- Commencons par l'effet de serre et le changement climatique que l'on a tendance à nier en France bien plus qu'ailleurs. Ce n'est pas mon propos ici de polémiquer: disons seulement que le secteur des assurances croit, lui, au rechauffement climatique et à ses effets nocifs. Le nombre de sinistres auxquels les compagnies d'assurances ont du récemment faire face à cause d'orages et d'inondations d'une violence sans précédent leur a causé des pertes également sans précédent. Les plus grands réassureurs du monde, la Munich Re et la Swiss Re, emploient maintenant des météorologues et des climatologues: ceux-ci estiment que l'augmentation de la fréquence et de la sévérité des cyclones tropicaux, tornades, orages de grèle, inondations et incendies dues à la sécheresse pourraient détruire toute la branche. La Munich Re a fait appel publiquement aux gouvernements pour qu'ils prennent des mesures énergiques contre les émissions de CO2 et d'autres gaz à effet de serre, car, depuis 1986, les assureurs se sont trouvés dans l'obligation de verser plus de 50 milliards de dollars pour les dommages causés par des fléaux climatiques. Déjà plusieurs compagnies refusent d'assurer les risques dans les états du Sud des Etats-unis et dans d'autres régions particulièrement exposées.

- La couche protectrice de l'ozone continue à se détériorer. Par le protocole de Montréal, les gouvernements se sont certes engagés à éliminer progressivement les CFCs mais la plupart continuent à s'accomoder de la fabrication des HCFCs, également menacants pour la couche d'ozone, comme demi-mesure. L'une des meilleures nouvelles de 1994 a été la décision du leader mondial de la réfrigération, Bosch-Siemens d'adopter la technologie entièrement neutre pour l'ozone mise au point par Greenpeace. Cette technologie est gratuite mais DuPont, ICI, et notre Atochem national persistent à vouloir produire des HCFCs. Moyennant quoi, l'on peut s'attendre à davantage de cancers de la peau et le système immunitaire humain en pâtira, ainsi que le plancton et les micro-organismes non-protégés - ce qui affectera la pêche et l'agriculture. Les entreprises-autruches perdront cependant des marchés importants: les fabricants allemands ont déjà conclu un accord avec les principales entreprises du froid chinoises.

- Largement à cause de l'industrie du bois hautement mécanisée qui accélère la déforestation, et de l'agriculture industrielle, nous perdons entre 20.000 à 100.000 espèces vivantes chaque année; soit plus de cinquante espèces chaque jour, au pire onze disparitions toutes les heures. A ce rhythme, nous aurons éliminé un cinquième de la variété biologique de la planète dans les vingt à quarante prochaines années. Nous ne savons même pas ce que nous perdons, ni combien de produits vitaux pour l'humanité auraient pu en être dérivés - sources d'énergie renouvelables, matériel génétique pour l'agriculture, médicaments, agents biologiques capables de restorer les environnements dégradés, etc. La déstruction du vivant s'auto-amplifie comme l'ont démontré les travaux de Thomas Lovejoy de la Smithsonian Institution. Les espèces vivent les unes par les autres et lorsqu'un seuil critique de disparitions est atteint, les espèces restants désertent aussi les lieux, laissant derrière un désert biologique. Nous marchons à reculons dans l'histoire de la vie sur terre, en perdant le bénéfice de plusieurs millions d'années d'évolution en l'espace de quelques décennies.

- De par l'activité industrielle, quelques cent mille produits chimiques, métaux lourds et agents toxiques divers sont déversés dans l'environnement. Le seul chlore, en se combinant avec d'autres éléments, forme des molécules persistantes, toxiques pour les plantes, les animaux et les humains. L'impact de ces composés sur la fertilité et leur rôle dans l'éclosion d'anomalies génétiques de plusieurs espèces animales sont déjà reconnus; dans les océans de nouvelles maladies, des épidémies, voire des écroulements de populations marines entières dus aux organo-chlorines ont été constatés. Des études de plus en plus troublantes indiquent que ces composés agissent aussi sur le système immunitaire, sur le génome et sur la fertilité humains. Ces composés persistent dans l'environnement pendant des décennies si ce n'est des siècles, s'y accumulent et remontent la chaine alimentaire pour élire domicile insidieusement dans le corps humain. Il ne s'agit plus seulement de ce que notre modèle industriel inflige à l'environnement mais de ce qu'il inflige à nous-mêmes.

L'économie est un sous-systéme ouvert dans une système biosphérique fermé et à brève échéance l'échelle de l'activité industrielle dépassera la capacité d'absorption de la biosphère. L'économie mondiale produit aujourd'hui 25 fois plus de biens qu'au début du siècle, soit en 15 jours autant qu'en l'année 1900 et elle double de volume tous les vingt-cinq à trente ans environ. La nécessaire croissance du Produit Mondial Brut (qui atteint déjà le chiffre annuel de $17.000.000.000.000.000) demeure un article de foi, alors que cette croissance dépend de plus en plus d'activités économiques dont l'objectif est de réparer ou de traiter les dommages induits par des activités économiques antérieures.

Dans cette catégorie se trouvent, par exemple, de nombreuses industries de traitement et de gestion des déchets. Celles-ci, extrèmement profitables, n'ont aucun intérêt à encourager l'élimination de la pollution à la source. Autre contribution notable à la croissance économique: les millions dépensés par les industries les plus polluantes et les plus déstructrices dans le seul but de discréditer tous ceux qui cherchent à protéger l'environnement. Elles exigent le droit de tout exploiter tout de suite et affirment que la protection de la nature nuit à l'emploi, alors que le contraire est vrai. Dans Le Guide Greenpeace sur les Organisations Anti-Environmentales sont énumérées les sources de financement de cinquante-quatre associations, fondations et organisations professionnelles aux USA et au Canada où l'industrie se trouve aux côtés non seulement de l'extrème-droite mais aussi avec le fascisme et les sectes - le Révérend Moon, Lyndon LaRouche et consorts. Des firmes de relations publiques multinationales telles Hill & Knowlton (62 bureaux dans 23 pays) ou Burson-Marstellar (56 bureaux dans 28 pays) se sont spécialisées dans les campagnes anti-verts. (1) Ce châpitre mériterait une communication à lui seul.

Et pourtant, on peut parfaitement concevoir un modèle industriel qui ne soit ni prédateur, ni source de déstruction et de déchets de toutes sortes. L'impulsion doit toutefois venir des pays industrialisés du Nord qui, pour ne donner qu'un seul exemple, sont responsables de 90% de tous les déchets produits dans le monde.

Aujourd'hui, ce qui est bon pour l'industrie est trop souvent mauvais pour la nature et inversement. L'industrie a peu d'incitations à changer fondamentalement ses procédés. Jusqu'ici, les méthodes mises en oeuvre par l'industrie elle-même ou par les gouvernements pour protéger l'environnement se sont révelées dans l'ensemble lourdes, coûteuses et peu efficaces. Le plus souvent elles ne s'attaquent qu'aux symptômes, rarement à la racine du problème. Il y a toutefois quelques éléments d'espoir.

Du côté de l'industrie, on constate parfois un changement volontaire des processus de production. J'ai donné l'exemple du réfrigérateur 'Greenfreeze' adopté par Bosch-Siemens. Un autre exemple: la 3M ('Scotch', et beaucoup d'autres produits) qui a adopté dès les années 70 la stratégie des '3P': La Prévention de la Pollution est Profitable. En adoptant plus de 3000 mesures de production propre et du recyclage, cette firme estime avoir économisé plus de $500 millions en quinze ans - sans compter les bénéfices intangibles de son image de marque plus 'verte' auprès du public.

Plus élaborée et beaucoup moins fréquemment adoptée est la solution coopérative de 'l'éco-système industriel' dont un prototype se trouve à Kalundborg, au Danemark. Les Canadiens cherchent aussi à instituer des systèmes similaires dans certains de leurs parcs industriels. A Kalundborg, plusieurs usines et l'agriculture environnante coopèrent, liant leurs 'métabolismes' pour que les déchets de l'une deviennent la matière première de l'autre dans un système circulaire et intégrée. La centrale thermique à charbon recycle son excédent de chaleur sous forme de vapeur qui alimente directement une raffinerie de pétrole et une usine pharmaceutique; elle chauffe aussi des serres, un élevage de poissons et 3500 maisons voisines. Après extraction du souffre, vendu à l'usine chimique, l'excédent de gaz de la raffinerie est recyclé vers d'autres usines encore; alors que les déchets de l'élevage de poissons deviennent après traitement de l'engrais pour l'agriculture locale, les cendres de la centrale au charbon servent de matière première à la production du béton et ainsi de suite.

Ce système a été instauré par les industriels eux-mêmes, sans intervention ni subvention du gouvernement danois. Kalundborg s'est édifié progressivement, sans plan d'ensemble: l'on peut imaginer l'échelle des économies à réaliser et les bénéfices pour l'environnement et pour l'industrie si nos ensembles industriels étaient concus et planifiés dès le départ sur ce modèle.

Voyons à présent les solutions qui ne font pas seulement appel aux forces du marché et aux intérêts des industriels eux-mêmes mais aussi à la puissance publique. Une autre proposition mettant en jeu à la fois les acteurs du marché et le législateur est avancée par des chercheurs de l'Agence pour l'encouragement de la protection environmentale de Hamburg: elle va plus loin que l'éco-système industriel qui ne décourage pas la production des déchets même s'il incite à les recycler efficacement. Imaginons que les biens durables - voitures, électro-ménager, téléviseurs, etc. ne soient plus vendus mais que l'utilisateur en acquiert le droit d'usufruit; la nue-propriété restant avec le fabricant. Aucun de ces biens durables ne pourrait être jeté en fin de course mais devrait être repris par son fabricant qui serait responsable de son désassemblage, de son recyclage et de sa transformation en d'autres produits. Les centres d'achat deviendraient en même temps des centres de restitution. Le fabricant aurait de ce fait toutes les raisons économiques de réviser ses matériaux et ses procédés de production. Les firmes qui trouveraient les solutions les plus élégantes et les plus économes aux problèmes du recyclage des composants auraient un avantage commercial sur les autres et de ce fait réduiraient au maximum les déchets.

Tous les produits ne peuvent se 'recycler', pour la bonne raison qu'ils n'ont aucun 'cycle' dans la nature. Ils deviendraient, dans ce modèle, des 'invendables': produits chimiques toxiques, métaux lourds, etc. Stockés en lieu sûr sous contrôle des autorités publiques et loués aux utilisateurs, leurs fabricants assumeraient tous les coûts du stockage à perpétuité. Plus les coûts du stockage seraient élévés, plus ces fabricants auraient intérêt à trouver des produits de substitution inoffensifs et les moyens de neutraliser ceux qu'ils avaient déjà fabriqués.

Dans un système industriel revu et corrigé, la responsabilité de la pollution et de la toxicité demeurerait à tout moment avec le fabricant, et non plus avec l'utilisateur - encore moins avec le citoyen et la société dans son ensemble. Autrement dit, dans le jargon des é_onomistes, tous les coûts seraient 'internalisés' alors qu'aujourd'hui, d'après le Professeur Ernst-Ulrich von Weizsacher, nos prix marchands ne prennent en compte que dix à vingt-cinq pour cent art du véritable coût écologique, social et sanitaire de nos fabrications actuelles. La vérité des prix doit inclure la vérité écologique et les vrais coûts pour les êtres humains.

Si, par exemple, l'industrie chimique devait prendre elle-même en charge les traitement de ses déchets, elle cesserait certainement d'être profitable. Cette industrie, comme d'autres, exige des preuves irréfutables de la nocivité de sa production pour l'homme et pour les autres espèces avant d'envisager un changement de méthodes.

Mais pourquoi perdre notre temps à fournir ces preuves? Au lieu de produire d'innombrables études sur l'impact de_étère de tel ou tel produit toxique espèce, à telles doses, dans telles conditions; ne serait-il pas plus intelligent d'imiter la démarche du grand cancérologue suédois, le Professeur Karl-Henrik Robert, qui nous invite à poser des questions simples, valables pour une multitude de substances, auxquelles n'importe qui peut répondre. Par exemple, la dioxine est-elle naturelle? Non. Est-elle stable? Oui. Se dégrade-t-elle en substances inoffensives? Non. S'accumule-t-elle dans les tissus du corps humain? Oui. La science est-elle en mesure de déterminer des niveaux acceptables de tolérance par l'organisme de dioxine? Non. Et enfin, pouvons-nous continuer à déverser des quantités toujours plus importantes de dioxine dans l'environnement? Non, répond le Professeur Robert, si nous voulons survivre.

Le même type d'argument vaut pour les déchets nucléaires qui ne peuvent être stockés sans danger. Quand le gouvernement de Mrs. Thatcher a voulu privatiser les installations nucléaires britanniques, personne n'en voulait, même gratuitement! Si les coûts du démantèlement, du nettoyage des sites contaminés et du stockage devaient être pris en compte dans son bilan, l'industrie privée aurait été perdante et elle le savait.

Dans un système libéral, l'idéal serait de faire confiance à l'industrie pour adopter les méthodes les plus aptes à protéger l'environnement, mais la gravité de la situation actuelle ne nous permet pas d'attendre. Aussi le rôle de l'Etat est-il crucial.

Les moyens réglementaires employés jusqu'ici par les gouvernements pour obtenir tel ou tel résultat favorable à l'environnement ne sont pas particulièrement efficaces tout en coutant cher à la collectivité. Par exemple, depuis 1970, les Etats-unis ont dépensé environ un trilliard de dollars dans le but de controller et réduire la pollution et les déchets toxiques, à travers un système complexe de normes et de dispositifs légaux. Vingt-cinq ans après, l'environnement de l'Amérique est plus pollué que jamais. En l'absence de cette réglementation, la situation serait sans doute pire, mais pourquoi ne pas envisager d'obtenir un meilleur résultat pour un prix moindre?

Si la solution de changements volontaires, des interdictions et de la réglementation ne donne que des résultats partiels et insatisfaisants, comment sortir du dilemme? Une réforme fiscale verte serait sans doute la voie la plus efficace, la moins coûteuse, et la plus juste. Le principe en a été établi dès 1920 par l'économiste anglais Arthur Cecil Pigou, d'où l'appellation 'd'impôts Pigoviens'. Pigou préconisait l'utilisation de la fiscalité pour encourager directement le bien-être collectif au moyen de l'internalisation de tous les coûts sociaux. La fiscalité pourrait entrainer des changements favorables à la fois à l'environnement et au bien-être humain.

Il ne s'agirait pas d'alourdir la charge de l'impôt mais d'en modifier l'assiette. Aujourd'hui nous imposons très fort le travail, un peu moins le capital, très peu la déstruction du capital naturel et social. En bonne logique, il faut moins imposer ce dont on veut davantage - en particulier l'emploi - et imposer davantage ce dont on veut moins - c'est à dire la pollution, le gaspillage des ressources et la création de déchets. Bien appliqués, de tels impôts rendent inutiles les réglementations complexes. Ainsi, en 1989, le Japon a éliminé la réglementation des émissions de SO2, devenue obsolète puisque l'industrie était allée bien au-delà des normes imposées en raison de la charge financière sur ces émissions.

Les candidats à un tel régime fiscal sont multiples - énergie fossile ou nucléaire, eau et eaux usées, autoroutes, engrais chimiques, chlore, dissolvants, métaux lourds, produits toxiques, déchets de toutes sortes y compris emballages. Il faut commencer par les éléments qui créent les plus grands dommages pour l'environnement et pour la collectivité. La réforme fiscale verte peut et doit rester neutre pour l'entreprise: à mesure que les impôts verts augmentent, les impositions sur le travail diminuent. Cette fiscalité, si elle est transparente et introduite graduellement, encourage non seulement la production propre mais, à l'inverse des régimes réglementaires, incite les investissements à se diriger vers les secteurs d'avenir et les technologies de pointe, et rendent de ce fait plus compétitive l'économie nationale. Elle favorise l'emploi car l'industrie réalise ses profits en diminuant sa consommation d'énergie et sa création de déchets plutôt qu'en licenciant son personnel.

Le gouvernement de la Nouvelle Zélande étudie une fiscalité de ce type, fondée sur l'impôt sur le carbone et sur l'utilisation de l'énergie. Selon les différents niveaux de taxation, les simulations entreprises par les Néo-Zélandais aboutissent à la création de 33.000 à 51.000 emplois nouveaux, tout en entrainant des gains de productivité par unité d'énergie de 18% à 42%. Extrapolée au niveau de la France et toutes choses égales par ailleurs, une telle réforme fiscale verte pourrait créer directement de 500.000 à 800.000 emplois, sans compter l'activité économique qui serait engendrée par les revenus des personnes au travail et la diminution des coûts du chômage. C'est ce qu'on appelle un jeu à somme plus que positive pour tous les joueurs et il serait grand temps que nous explorions sérieusement de telles alternatives, quels que soient les obstacles politiques.


Cette contribution doit beaucoup aux sources suivantes, ainsi qu'au travail des équipes Greenpeace dans le monde:

Herman Daly and John Cobb, For the Common Good: Redirecting the Economy toward Community, the Environment and a Sustainable Future; Beacon Press, Boston, 1989, 1994;
Paul Hawken, The Ecology of Commerce: A Declaration of Sustainability; Harper Collins, New York 1993;
Ernst-Ulrich von Weizsacher, Earth Politics, Zed Books Ltd., London 1994.


References

1. Burson-Marstellar s'est également occupé des relations publiques des généraux argentins et de Nicolai Ceausescu, avant de travailler pour Exxon lors de la catastrophe pétrolière du Valdez qui pollue encore les côtes de l'Alaska et pour Union Carbide dont l'usine chimique à Bhopal a fait des milliers de victimes.